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27/08/2011 - C’est parti !

La journée de ce samedi avait commencé tranquillement. Il est 8h30, centre ville de Daegu, chaud et humide (80%). Tout est en place pour le départ du marathon femmes.

Tout sauf les spectateurs. Je croise Gilles Bertrand, rédacteur en chef de Vo2, qui me reconnaît et se rappelle même que je suis Breton. Il me demande d’où exactement et me répond "Ah oui c est vrai". C’est pas grave, je ne t’en veux pas. Après tout, on ne se voit que 5 minutes tous les 2 ans... Pour l’absence de monde aux abords du parcours, il m’explique que contrairement au Japon, le marathon n’est pas trop dans la culture coréenne. Finalement, le marathon le plus impressionnant a suivre aura été a Berlin en 2009 près de la porte de Brandebourg. Pourtant, quelques animations festives et musicales se trouvent tous les kilomètres et leur enthousiasme attire plus le regard des rares badauds que les coureuses kényanes qui font 1-2-3 (soleil).

Je croise également la mascotte des Championnats a qui je fais la bise, ce qui amuse beaucoup les passants.

Ensuite direction Stade. Métro puis marche de 25 minutes avant d’entrer dans mon "camping de vacances". Et première bonne surprise, le stade est très bien rempli pour une session matinale. Deuxième bonne nouvelle, j ai l’impression que ça va être très simple de se déplacer ou bon me semble. Je m’installe au niveau de la rivière extérieure pour suivre le 3000m steeple féminin et le concours de perche. Qualification facile de Mesnil et Lavillenie et mauvaise partition pour Clavier (Jérôme pas Christian). Et déjà première grosse surprise, élimination du champion olympique et du monde sortant : Steve Hooker. Ensuite direction ligne d’arrivée pour les séries du 800m hommes et un certain David Rudisha. Et je constate avec délice que les places que j’aurai à partir de lundi sont collées au couloir d’interview. Les athlètes sont tous obliges de passer juste devant cette zone. Hooker répond aux multiples interviews pour expliquer les raisons de son échec et avec grande classe, s’arrête pour poser a cote de moi et répond a ma sollicitation avec un très sympa ’with pleasure’. J’en connais plus d’un qui après une telle claque serait parti tete basse. Chapeau l’Australien.

En sortant, je croise Jan Zelezny, recordman du monde et multi champion du monde et olympique de javelot, pour une petite photo. La matinée se termine. Il est 14h. Je décide de rester au stade comme bon nombre de coréens. Bon choix car l’ambiance du village est très plaisante. Les gens sont très avenants, nombreux viennent m’aborder derrière un sourire qui révèle une certaine curiosité mêlée de gène. Ils sont très agréables. Quand je leur dit que je suis Français, ils me parlent de Mont Blanc (la montagne, le stylo ou le dessert ?) et de Eiffel Tower (la tour Eiffel, ils ne connaissent pas). Si ça vous fait sourire, citez-moi un monument coréen. Vraiment, le pays du matin calme porte bien son nom. Beaucoup de monde mais aucune animosité, les gens sont tranquilles. De nombreux stands proposent des activités de bien-être (acupuncture, test de stress, évaluation de la pression sanguine) et d’autres travaillent pour l’équivalent de nos ONG. Autre nette différence : le prix. Bonne nourriture variée pour pas cher. Pas comme en Finlande ou a Paris 2003. Par contre, au niveau bière, on est a des années lumière de Berlin.

A ce propos, je rencontre mon ami suédois. Je le vois a tous les mondiaux. Pour situer le personnage : une soixante d’années, un casque avec 2 cornes tel Vic le Viking, un costume bleu et jaune, une tête avinée et le ventre d’un athlète qui a arrêté sa carrière au XIXème siècle. Ce sont ses 12emes championnats du monde (a nous 2, ça fait 19). Il a juste manque les premiers (Helsinki 1983). Je continue le tour du stade, rentre dans un bâtiment. Un panneau m’indique ’stand Aidas au 2ème étage". Ça peut être sympa. Une vingtaine de personnes boivent le café et discutent par petits groupes. Parmi eux, quelques athlètes en activité ou retraités dont a nouveau L.J.Vanzyl et un certain Maurice Green (triple champion du monde et champion du monde du 100m et ex recordman du monde 9’79).

J’attends qu’il termine sa conversation avant de lui demander de poser. Son interlocuteur prend volontiers la photo. Et j’ose : je lui propose de refaire la photo avec la langue dehors et il éclate de rire et s’y prête volontiers. Son ami me rend l’appareil avec un "well done". (Pour les non inities, Maurice Green, avant le départ de ses courses, tournait et retournait sa langue dehors et était surnomme le pitbull.)

En rentrant, j’avais repéré un autre athlète mais n’étais pas sur que ce soit lui. Il discute avec 2 gars et 1 fille. Je lui demande si je peux avoir une photo avec lui. Il parait surpris. La je me dis "rateau, je l’ai confondu et vais me prendre un bide devant ses potes". Je continue "Are you John Regis nicknamed the Big Cat ?". Et la fou rire des 4. En effet, c’est bien lui. Mais on n’avait pas du l’appeler "le gros chat" depuis la fin de sa carrière. Et la nana me félicite d’un bien joue comme si je lui avais fait une bonne blague. Pour infos, le britannique John Regis eut 4 médailles aux championnats d’Europe de Split en 1990 dont l’or sur 200m. Après cela, la photo devient beaucoup plus facile.

Début de la soirée. Honnêtement, ma place ne me convient pas vraiment et si je veux être bien sans être gêné par les vrais propriétaires des places, une seule solution :la zone des athlètes. Sans doute aide par ma tête d’Occidental et la pochette plastique pour mettre mes billets que j’avais conservée depuis Berlin avec le collier rouge IAAF autour du cou, ressemblant énormément aux accréditations 2011, personne ne m’arrête alors pourquoi se priver. Je me pose juste après la ligne d’arrivée. Le stade se remplit peu a peu et autour de moi vient s’installer les colonies kényanes et éthiopiennes puis viennent quelques jamaïcains dont Deon Hemmings, championne olympique du 400m haies en 1996.

Ça ferait une sacre équipe d’interclubs. Je discute avec Richard Mateelong, médaille de bronze aux derniers Jeux et lui dis que comme lui, je cours le steeple. Il me demande mon meilleur temps. A ma réponse, je lis dans son regard de l’incrédulité. Il doit se demander si je l’ai fait en courant ou en marchant. Lui vaut 8 minutes tout rond...

La cérémonie commence... mal. Une sorte de Michou à la coréenne anime la soirée et nous présente un type qui effectue un tour de piste avec 5 chiens dont la mascotte est le digne représentant. Tout cela sans sous-titrage, on a du mal a comprendre le but de la manœuvre. Heureusement, ce n’était qu’un indigeste hors d’œuvre. S’en suivent les traditionnels discours d’ouverture puis le stade, très largement rempli et plonge dans le noir avant le début d’un spectacle féerique. Vraiment magnifique. La prestation suffisait a rembourser le prix du billet.

Il est 20 heures, les épreuves commencent. Première finale et premier feu d’artifice : un 10000 mètres féminin ultra domine par les kényanes (1-2-3-4) que je suis dans le groupe des rouge, vert et noir. Une ambiance de folie avec cris et chants. Leur enthousiasme est tellement communicatif que je danse avec eux. C’est la disco de mon camping. Et si j’en crois mes messages, certains m’ont aperçu devant leur écran. Et ça s’enchaîne car voici les séries du 100m hommes dans une ambiance électrique tellement le public attend la star de Jamaïque. Moi, je suis concentre sur ma mission de ces championnats. Juste après la facile victoire de Christophe Lemaitre, je quitte ma place, croisant un tranquille Kerron Clement, double champion du monde du 400m haies. Je me place près de la zone d’interview juste a cote des journalistes d’Europe1.

Je discute avec une journaliste allemande et sors un dessin confie par Gabin Guivarch, presque 4 ans, fils ainé de Jeff.

Il passe son temps à courir et se prend pour son idole à chaque franchissement de ligne avec les 2 bras bien vers l’arrière et le buste en avant. J’explique à ma journaliste que je DOIS le faire dédicacer par le Français. Elle trouve ça "so cute". Se joint a nous, Alain Blondel, champion d’Europe du décathlon en 1994, qui a de fortes attaches en Allemagne et connaît parfaitement la presse athlétique d’outre Rhin. Évidemment, pour compliquer ma tache et assurer un minimum de sécurité, une officielle zélée vient vérifier mon accréditation.

On me repère, je ne porte pas de brassard "presse". Mais, soutenu par ma bienfaitrice allemande et le champion français puis montrant le dessin, elle finit par fermer les yeux. Et juste, avant l’interview radiophonique chère à Elkabach, Christophe dédicace le chef d’œuvre d’une signature à laquelle je demande de rajouter CHRISTOPHE LEMAITRE en toutes lettres. Mission accomplie !

Personne ne venant m’embêter, je reste a ma position et peux féliciter la toute nouvelle championne du monde du 10000m. Attendant encore, arrive sa majesté Bolt. Le Dieu du sprint me tape dans la main. (On ne sait jamais si le fluide passe, peut-être que je vais enfin savoir sprinter).

Quelques photos mais évidemment impossible de poser avec lui. Pas tout dès le premier jour...

Je termine ma soirée tranquillement avec le 400m du déca. Il est déjà 23h. Je suis mort. Je fais une dernière photo aux abords du stade avec Javier Sotomayor, le bien nommé, champion du monde et olympique du saut en hauteur et recordman du monde avec 2.45 (un but de foot est haut de 2.44, il est donc le seul à être passé par dessus) avant de retourner à l’hôtel.

Fin de journée.

Bises

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